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Activité 2 – Questions complémentaires

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Pourquoi n’y a-t-il pas d’autre motivation principale que la motivation personnelle pour améliorer ses pratiques d’enseignement ?

Ayant travaillé depuis quelques années dans le monde universitaire, il apparait que la recherche est toujours portée à l’avant plutôt que l’enseignement. Cette partie, bien qu’étant le fondement de l’université, passe souvent au second plan face à la recherche qui a été et est toujours utilisé comme un critère pour les promotions. De plus, dans le contexte universitaire, la majorité des professeurs n’ont pas le temps de repenser leurs pédagogies, vu la quantité de tâches annexes à leur métier d’enseignant. La récompense à la clé est également relativement maigre. Ils n’ont pas non plus de temps pour faire des recherches sur le pourquoi du fonctionnement ou non des pratiques utilisées.

En ce qui concerne ma propre expérience, en tant qu’assistante à l’université, j’ai eu 10 demi-journées de formation me permettant d’appréhender la pédagogie de base mais surtout de répondre à des questions pratico-pratiques et des situations pouvant arriver dans les amphithéâtres. Néanmoins, par le biais du CAPAES, je me rends compte que je n’avais aucune idée de la boîte à outils disponible pour m’aider à améliorer mes pratiques. Evidemment, pour réussir cette formation, je vais devoir repenser ma pratique d’enseignement, voir ce qui peut être amélioré et envisager les changements ainsi que leur évaluation. La motivation principale est donc la réussite de la formation même si apprendre en est une autre qui peut être jointe à la première.

Par la suite, la motivation d’amélioration deviendra principalement personnelle. Celle-ci peut malheureusement être diminuée par les activités jugées comme prioritaires. En effet, l’évaluation des pratiques par les étudiants n’est pas réalisée chaque année ce qui ne permet pas d’avoir un retour continu. La seule obtenue est l’évaluation réalisée chaque année par la direction mais qui n’est pas entièrement focalisée sur les pratiques d’enseignement. Le temps est évidemment une contrainte très importante dans la mise en place de changements pédagogiques ainsi que l’accompagnement qui permet un autre point de vue. La mise en place d’un temps dédicacé à l’amélioration de ses pratiques avec des déliverables à produire serait peut-être une motivation pour contrer l’excuse du « je n’ai pas le temps ». Cela forcerait à le prendre, à se poser, à réfléchir sur ses pratiques. De plus, mettre en place une cellule de personnes ressources au sein d’une même option pour pouvoir discuter des approches pédagogiques serait également une ressource très précieuse.

Comment évaluer de manière pertinente le changement de ses pratiques et la plus-value obtenue ?

Cette activité m’a montré toute une série de démarches, modèles ou possibilités pour tenter d’améliorer l’apprentissage des étudiants. Cela me motive profondément et me donne beaucoup d’idées. Néanmoins, il existe tellement de pistes possibles, tellement de modèles, de littérature associée qu’il est facile de se perdre lorsque l’on est nouveau dans le domaine. Je perçois bien la plus-value des modèles ou de la tierce personne lors de l’évaluation de ma pratique d’enseignement afin d’évaluer de manière correcte le point de départ pour l’amélioration. J’ai par contre plus de mal à voir comment faire pour être certaine de choisir la bonne voie, celle qui sera la plus efficiente, à savoir qui permettra un rapport amélioration sur effort le plus élevé possible. J’ai déjà remarqué qu’une même approche pédagogique ne marche pas forcément de la même manière avec des groupes différents. Dès lors, comment faire pour rassembler les contraintes de temps et de performance attendue? Peut-être que cela ne devrait pas être la question à poser, que toute expérience et toute information sont bonnes à prendre mais il est parfois déroutant et déprimant de mettre beaucoup d’espoir sur un développement personnel qui finalement n’amène pas le retour escompté. J’imagine qu’avec une meilleure connaissance des modèles et des expériences déjà réalisées, il y a moyen de mettre des garde-fous mais comment choisir les bons outils, ceux qui sont les plus pertinents face à notre pratique sans être un expert de la matière et sans avoir des ressources humaines en interne pouvant être sollicitées ? C’est une réponse que j’espère obtenir partiellement à la fin de ma formation.

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2 commentaires

  1. Ayant aussi une petite expérience du fonctionnement à l’université, je sais que là-bas, comme dans de nombreuses entreprises privées, les travailleurs peuvent espérer bénéficier de promotions au cours de leur carrière. A l’université, les critères d’octroi de ces promotions sont essentiellement basés sur les performances en matière de recherche et pas assez sur les performances en matière d’enseignement. C’est comme cela que l’on se retrouve avec d’excellents chercheurs mais de piètres enseignants à des postes d’enseignement.
    Là où des procédures de promotion sont déjà en place, comme dans les universités par exemple, il ne doit pas être trop compliqué d’introduire des critères relatifs à la qualité des pratiques enseignantes. Cela me semble être incontournable. Le rôle d’un enseignant est avant tout d’enseigner et c’est sur ce point qu’il doit être jugé. Certes le travail de recherche permet de maintenir les connaissances au sommet mais ce n’est pas le travail principal d’un enseignant.
    Le problème est plus compliqué lorsque ces procédures de promotion n’existent pas, ou plutôt ne sont pas utilisées. Je ne sais pas si c’est le cas dans toutes les hautes écoles, mais dans celle où je travaille, il n’y a plus d’enseignant portant le titre de «professeur». Mes collègues plus anciens que moi dans l’école se plaignent de n’avoir aucune perspective de progression dans leur carrière. Cela ne les motive pas trop à améliorer leur travail. Même si on aimerait que chacun ait une motivation intrinsèque pour l’amélioration de sa pratique, je pense que cela est utopique. Il faut donc mettre en place des motivations extrinsèques, par exemple par le biais de promotions.

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  2. francoise9 dit :

    Merci pour ces 2 questions et les réflexions qui en découlent, Sandra.
    2 petites remarques par rapport à vos réflexions sur la motivation et les moyens à mettre en œuvre pour réguler/améliorer ses pratiques d’enseignement.
    Remarque 1: Vous dites qu’à l’université, l’accent est peu mis sur l’enseignement. C’est vrai dans une certaine mesure mais vous seriez surprise de voir ce que certains professeurs et assistants, soucieux de pédagogie, élaborent comme dispositifs d’apprentissage pour les étudiants (en présentiel et/ou par le biais de la plateforme eCampus). Chaque année, nous avons des membres du personnel enseignant qui s’inscrivent spontanément à Formasup (Master de spécialisation en pédagogie universitaire) et qui, dans ce cadre, travaillent concrètement à améliorer leurs pratiques et à vérifier les effets de ces améliorations sur l’apprentissage des étudiants concernés. D’autres enseignants sollicitent des accompagnements à la mise en ligne d’activités ou de dispositifs innovants. Autrement dit, même si cela ne représente pas une majorité, il y a cependant des enseignants universitaires qui se soucient de la qualité de leur enseignement.
    Remarque 2: Il existe des moyens assez simples de se rendre compte des effets de son enseignement sur l’apprentissage des étudiants. Des prises d’information régulières sous la forme de « minute papers » (Angelo & Cross, 1993; http://www2.creighton.edu/fileadmin/user/AEA/docs/CATs.pdf) en représente une. Le fait aussi d’analyser les faiblesses que manifestent les étudiants lors des épreuves d’évaluation formative et certificative d’un cours permettent également de mettre le doigt sur des points de matière plus difficiles pour les étudiants et qui nécessiteraient d’y accorder davantage d’attention dans le cadre du cours. L’idéal est de croiser différents types de données: des données de perception (avis des étudiants), des données de performance (résultats à des tests et examens) et données de participation (présences au cours, participation aux activités proposées). Voici donc quelques pistes à méditer 🙂
    Cordialement,
    Françoise

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